Contraint de reprendre, à la mort de son père, une entreprise de machines textiles, Jean-Paul Baron, qui, en 1948, a publié Orphée assassiné, plaquette de poésie sous le pseudonyme de Frédéric Tristan, plonge "avec désespoir" dans l'industrie. Encouragé par André Breton puis par Albert Camus et Jean Paulhan, il n'abandonne pas l'écriture et rencontre le succès en publiant Le Dieu des mouches en 1959 chez Grasset puis Naissance d'un spectre (1969). Il est envoyé régulièrement en mission professionnelle en Extrême-Orient, et plusieurs de ses écrits sont imprégnés par la tradition chinoise : Le Singe égal du ciel (1972) ou La Cendre et la foudre (1982). En 1983, Frédérick Tristan reçoit le prix Goncourt pour Les Egarés, publié aux éditions Balland, et va désormais se consacrer à son œuvre qui défend une forme d'universalité des cultures. Ses entretiens avec Jean-Luc Moreau, Le Retournement du gant, paraissent à La Table Ronde en 1990. Il crée le groupe Nouvelle Fiction en 1992 et publie notamment Le Dernier des hommes (1993), L'Enigme du Vatican (1995) et Stéphanie Phanistée (1997). En 2000, il reçoit le Grand Prix de littérature de la Société des Gens de Lettres pour l'ensemble de son œuvre, rééditée par Fayard depuis 1997.
"Les livres de Frédérick
Tristan sont d'une puissance inégalée en France, d'une grande
générosité d'intrigues, de rebondissements et de thèmes."
Bernard Pivot (Revue Lire).
"Résolument humaniste et antifasciste, l'oeuvre de Tristan allie l'humour au "gai savoir", la révolte à l'exigence, pour
constituer une nouvelle comédie humaine adaptée à son époque,
à ses attentes et à ses angoisses." (V.Engel)
"La particularité essentielle de l'oeuvre romanesque de F.Tristan est de s'insérer librement dans le concert des cultures universelles.
Il prouve qu'un écrivain français, écrivant en français, peut non seulement être universel mais traduire l'universalité culturelle telle qu'elle devra être partagée par le
vingt et unième siècle". (La Stampa).
Causerie littéraire avec Frédérick Tristan
Prix Goncourt 1983 pour "les
Egarés",
Frédérick Tristan publie aujourd'hui ses mémoires avec "Réfugié de nulle part" (Fayard). Face à la caméra de
Joseph Vebret, il s'explique pour www.BibliObs.com sur ce qu'il appelle
" imaginaire " et sur " cet animal bizarre qu'est la création
"... Une interview à retrouver intégralement dans
" le Magazine des livres " de novembre-décembre 2010.